Yannick Bouguyon
La "Mary Poppins" des affaires
Comment ça va ? et si la réponse n’était pas celle attendue (capsule bi-mensuelle)
Comment ça va?
C’est une question qu’on pose à tout le monde tous les jours. Ça m’est arrivé aujourd’hui, et vous?
Et la réponse est invariablement la même; » super bien, et toi » ou « bien et toi » ou « ça pourrait aller mieux, et toi ».
C’est une question qu’on nous pose régulièrement, aussi. Qu’en serait-il si la réponse d’usage était la vraie affaire ?
Que se passerait-il si nous disions ; « pas bien » ou qu’on nous disait « je suis au bord du désespoir »…. On agirait comment ?
Quelques pensées du genre; « oh boy, j’aurai mieux fait de rien lui demander! », « comme si ça m’intéresse tes problèmes JO! », « j’ai assez des miens, si tu veux échanger! » etc…
Avec la situation de suicide chez nos jeunes, l’intimidation de plus en plus présente dans nos écoles, la détresse des gens dans le besoin ou des enfants malades, le désespoir humain faisant la manchette si souvent aux approches des fêtes.
Qu’arriverait-il si ?
Qu’arriverait-il si au lieu de passer autant de temps dans les magasins à capoter sur finir nos achats des fêtes, nous passions un peu de temps à poser la question « comment ça va » et écouter ? Et vraiment écouter.
Qu’arriverait-il, si pour une fois, la réponse qu’on donne à un quelqu’individu nous libère de la peur du « je veux pas déranger » ou pis encore de paraître vulnérable. Qu’arriverait-il si cette personne nous écoutait et par un simple mot, changeait toute notre vision des choses… vous savez, ces mots de sagesse souvent dit sans vraiment en avoir conscience et qui pourtant ont un impact significatif sur nous.
Qu’arriverait-il si on osait dire « j’ai de la peine », « je suis mort(e) de peur », « j’ai perdu mon emploi et je vais perdre ma maison », « je regrette mon geste ou ma parole ».
Qu’arriverait-il vraiment ?
Ce que je comprends c’est comment nous allons, reflète nos choix, nos pensées et nos plus grands secrets. Quand nous n’allons pas bien, il faut le taire, pour ne pas faire « pitié ». Quand nous allons bien, il ne faut pas trop en faire état – ça pourrait créer des « jaloux »!
Sommes-nous vraiment intéressé à écouter autre chose que le son de notre propre misère ?
Sommes-nous prêt à s’ouvrir pour prendre la chance d’être peut-être vraiment écouté ?
Je vous souhaite de passer un très beau temps des fêtes avec un petit quelque chose de différent cette année.

